Réponse courte : choisissez une mesure directe du CO2—NDIR standard, NDIR double faisceau ou NDIR photoacoustique—selon la fiche technique et l'usage. Une estimation « CO2 équivalent » par MOX n'est pas une mesure directe en ppm.
| Technologie | Mesure | Ce qu'elle ne démontre pas |
|---|---|---|
| NDIR standard | Absorption infrarouge directe par le CO2 | La précision, la dérive ou la durée de vie d'un moniteur complet |
| NDIR double faisceau | Mesure directe avec un canal optique de référence | Que l'appareil fini est automatiquement plus précis qu'un modèle monocanal |
| NDIR photoacoustique | Mesure directe par l'onde de pression créée après l'absorption infrarouge | Que tous les modules photoacoustiques ont la même plage, précision ou consommation |
| MOX / CO2 équivalent | Réponse aux COV interprétée comme estimation équivalente | Une concentration directe de CO2 adaptée aux décisions fondées sur les ppm |
Le NDIR transmissif envoie une lumière infrarouge dans une cellule de mesure et déduit la concentration de CO2 de la lumière absorbée par le gaz. Un modèle monocanal standard confronte le signal de mesure à son modèle de calibration. Un modèle double canal ajoute une référence optique qui peut aider à corriger, au fil du temps, les changements de la source lumineuse, du détecteur ou du trajet optique.
Ce canal de référence favorise la stabilité optique à long terme; il ne certifie pas la précision de l'appareil complet. La calibration, le traitement du signal, la circulation d'air dans le boîtier, la conception thermique, la pression, la plage de fonctionnement et la manipulation comptent aussi. Il faut comparer les chiffres dans les conditions d'usage, pas seulement le nombre de faisceaux. La présentation des principes de mesure du CO2 de Sensirion décrit les deux architectures NDIR.
Les deux sont des mesures optiques directes du CO2. Le NDIR transmissif mesure la lumière qui atteint un détecteur après avoir traversé le gaz. Le NDIR photoacoustique pulse la lumière infrarouge et mesure l'onde de pression produite lorsque le CO2 absorbe cette énergie. La méthode photoacoustique permet une cellule beaucoup plus petite et des modes à faible consommation, mais ses performances dépendent toujours du module et de son intégration dans l'appareil.
Par exemple, le SCD30 est un module NDIR transmissif double canal, tandis que le SCD41 est photoacoustique. Les chiffres suivants sont les spécifications des modules dans des conditions définies par le fabricant, pas des promesses interchangeables pour tous les moniteurs.
| Modèle VisiblAir | Module et principe vérifiés | Précision CO2 publiée | Contexte de sélection |
|---|---|---|---|
| Modèle C | Sensirion SCD30, NDIR double canal | ±(30 ppm + 3 % de la lecture), 400–10 000 ppm | Surveillance connectée et alimentée en continu |
| Modèle D | Sensirion SCD30, NDIR double canal | ±(30 ppm + 3 % de la lecture), 400–10 000 ppm | Journalisation locale sur batterie et contrôles ponctuels |
| Modèle E-Lite | Sensirion SCD30 optionnel, NDIR double canal | ±(30 ppm + 3 % de la lecture), 400–10 000 ppm | Surveillance intérieure connectée du CO2, des PM, des COV, de la température, de l'humidité et de la pression |
| Modèle O | Sensirion SCD30, NDIR double canal | ±(30 ppm + 3 % de la lecture), 400–10 000 ppm | Surveillance intérieure multipolluants par Wi-Fi ou Ethernet filaire, alimentée par USB-C ou PoE |
| Modèle X2 | Sensirion SCD30 optionnel, NDIR double canal | ±(30 ppm + 3 % de la lecture), 400–10 000 ppm | Déploiements multipolluants extérieurs ou intérieurs avec CO2 optionnel et plusieurs choix de connectivité |
| Modèle F (refonte en cours) | Sensirion SCD41, NDIR photoacoustique | ±(50 ppm + 2,5 %) de 400 à 1 000 ppm; ±(50 ppm + 3 %) de 1 001 à 2 000 ppm; ±(40 ppm + 5 %) de 2 001 à 5 000 ppm | Conception portable compacte; non disponible actuellement |
Sources : les fiches produit VisiblAir liées ci-dessus ainsi que les fiches primaires SCD30 et SCD4x de Sensirion. Une expression comme ±(30 ppm + 3 % de la lecture) est additive : à 1 000 ppm, la tolérance annoncée vaut ±60 ppm dans les conditions de la fiche. Il faut aussi distinguer précision, répétabilité, temps de réponse, plage calibrée et dérive.
L'auto-calibration, souvent appelée ASC ou ABC, n'est pas une comparaison continue avec une référence de laboratoire. Elle déduit une ligne de base de l'historique. Sensirion indique que l'ASC du SCD30 suppose que la plus faible concentration observée représente 400 ppm; le réglage par défaut du SCD4x exige lui aussi une exposition régulière à de l'air voisin de 400 ppm. Un lieu constamment occupé ou peu ventilé peut ne jamais remplir cette condition, tandis qu'une mauvaise valeur de recalibration forcée décale volontairement toute la courbe.
N'utilisez la correction automatique que si l'exposition exigée à l'air frais est réaliste. La vérification manuelle consiste à comparer un moniteur stabilisé à une concentration connue ou à une référence calibrée dans les mêmes conditions; une recalibration forcée ne doit suivre que si cette référence est valide. La note de calibration du SCD30 explique les hypothèses de l'ASC et de la recalibration forcée. Pour le contrôle par l'utilisateur, suivez le guide pas à pas de vérification de la calibration CO2.
La densité d'un gaz varie avec la pression ambiante : la pression ou l'altitude compte donc même si l'élément de mesure reste stable. L'interface SCD4x accepte la pression ambiante en direct ou une altitude configurée; Sensirion recommande fortement la compensation en direct lorsque la pression varie beaucoup. Le SCD30 prend aussi en charge la compensation de pression. Il faut consulter la documentation de l'appareil fini pour savoir s'il fournit ces données au module.
Le placement détermine si l'air échantillonné représente la pièce. Évitez le souffle direct, les fenêtres ouvertes, les jets d'air, les appareils de chauffage, le soleil direct et les fortes turbulences. Les guides d'intégration du fabricant préviennent aussi que l'air piégé ralentit la réponse, que l'électronique voisine crée des gradients thermiques et que les fluctuations de pression dans une gaine peuvent ajouter du bruit. Il faut donc évaluer le moniteur complet et son installation. Consultez les guides primaires d'intégration du SCD30 et du SCD4x.
Sensirion annonce une durée de vie de 15 ans pour le module SCD30 et plus de 10 ans selon un profil intérieur simulé pour le SCD4x. Ces chiffres décrivent les modules dans leurs conditions de fonctionnement; ils ne garantissent pas que chaque moniteur fini, batterie, écran ou boîtier durera aussi longtemps.
Les causes documentées de décalage, de dérive ou de lecture dégradée comprennent la manipulation brutale et le transport, les contraintes mécaniques, une référence invalide pour l'auto-calibration ou la recalibration forcée, le dépassement des limites de température ou d'humidité sans condensation, les variations de pression non compensées, les forts débits d'air ou vibrations, les gradients thermiques, le soleil direct et une mauvaise exposition à l'air ambiant. Une variation n'est pas forcément du vieillissement : écartez d'abord l'occupation, la ventilation, la météo, le placement et le temps de réponse.